29 juillet 2007

Première condamnation en milieu municipal pour des infractions à la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme

Voir le lien ci-dessous
http://www.commissairelobby.qc.ca/commissaire/communiques/2007/75


Saviez-vous que la loi québécoise sur le lobbyisme est, parmi les autres lois des provinces canadiennes en la matière, celle dont l’application au monde municipal est la plus large. . .

Assurez-vous que les consultants dont vous retenez les services sont enregistrés.

Faites appel à nos services:

Développement 80/20 inc.
Benoit Grenier
514-444-3218
benoit.grenier@developpement8020.com
http://www.developpement8020.com/

22 juillet 2007

Journal de bord d'un rêveur citadin

http://www.cyberpresse.ca/article/20070722/CPENVIRONNEMENT/707220388/6108/CPENVIRONNEMENT

Je reproduis ici un article fort intéressant écrit par Jean Lemire dans CyberPresse. Encore merci de nous alimenter d'aussi belles réflexions. Merci à La Presse et CyberPresse de soutenir un grand comme lui.

par Jean Lemire
La Presse
Collaboration spéciale

J'aime encore tenir un journal, comme je l'ai fait au cours de mon dernier voyage. Par contre, il faut dire que mon environnement urbain n'offre plus les mêmes sources d'inspiration. Le sablier du temps laisse filer les jours d'un été hésitant, sans que je ne trouve les mots pour les décrire avec la justesse d'hier.

Je n'ai jamais apprécié le spectacle bruyant des villes, pas plus que sa tiède odeur d'humanité. Je n'ai pas encore goûté la mer depuis mon retour à la vie dite normale. La mer me manque. Quand je ferme les yeux, c'est elle que j'entends. L'effluve iodé et la fraîcheur de la brise d'été sur une plage, la nuit, me transportent aisément en longues rêveries. Le rêve, bien souvent, est fait de voyages et de grands espaces.

Sur les plages de mes souvenirs, j'aime regarder le sable, minuscules grains qui s'empilent pour donner cette étendue mouvante, celle qui efface rapidement les traces de notre passage. L'empreinte, ici, est soufflée par le vent ou noyée par la vague en échouage. La nature efface les preuves de notre présence. Les traces de notre passage sont toujours effacées par le temps.

Les plages offrent toujours l'horizon infini, cette ligne bleue le jour ou noire la nuit, suspendue au-dessus de la mer. La mer infinie, pour un marin, c'est un appel au départ. La destination n'a souvent aucune importance. La mer n'a pas de routes ou de chemins. Comme la vie, elle n'a que courants et humeurs. C'est nous qui choisissons la route, parfois difficile et à contre-courant, parfois belle et pacifique. Pour un marin, elle est aussi atlantique, australe, du Nord ou indienne. Peu importe. Au large, il n'y a pas de frontières ni de discrimination. Les navigateurs s'accommodent raisonnablement de l'internationalité des lieux.

Partir sans but, sans destination, pour simplement retrouver le long berceau des vagues, le bruissement de l'eau contre la coque, l'exquise quiétude de la virginité des lieues. Le silence du large s'écoute sur la plage, aussi fort et puissant qu'un cri dans la nuit. Que cet appel est troublant!

Quand j'ouvre les yeux et que je réalise que la ville m'a fait citadin, ma liberté suffoque dans la masse, affranchie de son espace vital. L'humain s'asphyxie dans la ville si on le prive de sa liberté. On dit que notre liberté s'arrête là où celle de l'autre commence. Pourquoi alors faut-il heurter nos croyances et nos convictions pour espérer le simple bien commun? Le rêve d'une meilleure qualité de vie pour l'humanité ne devrait-il pas être fait d'unanimité? Je ne vous parle pas d'environnement pour son côté vert et revendicateur. L'environnement se définit comme l'ensemble des conditions naturelles et culturelles dans lesquelles les organismes vivants se développent. Il peut être rural, vierge ou sauvage, mais aussi urbain. Mais toujours, il devrait être protégé, embelli, respecté, puisqu'il supporte la vie. Il n'y a rien de plus naturel pour un être vivant dans un milieu que de respecter l'environnement qui lui permet de se développer. Se développer... Voilà où le concept perd souvent ses racines. Voilà où il se perd souvent en définitions.

Le développement se définit de bien des façons. Il peut, entre autres choses, être durable ou économique. En théorie, le développement économique peut embrasser les règles du développement durable. Une économie juste dépend d'une société équitable et d'une planète en santé. Malheureusement, trop souvent, l'appât du gain prédomine au profit des individus, des sociétés, des droits humains et de l'environnement. La loi du plus fort est peut-être issue d'un concept inspiré de la nature, mais que reste-t-il de nature en nous?

Peut-être ne suis-je qu'un rêveur, un homme qui préfère fermer les yeux pour voyager un peu. On dit que les voyages sont la nourriture des rêves. Sans doute faut-il alors partir pour éprouver la solitude. Revenir, pour espérer la réunion. Celle des êtres, bien sûr, mais aussi celle des idées, communes, qui font bouger des sociétés entières. C'est ce que j'ai constaté avec joie à mon retour de l'Antarctique. Notre société change et des valeurs nouvelles, plus respectueuses de la vie, s'inscrivent de plus en plus dans notre quotidien. La jeune génération a une longueur d'avance sur nous. Heureusement. Elle représente l'espoir réel d'un développement véritablement durable, d'une empreinte écologique plus discrète, plus facile à effacer. Tant mieux pour les plages, pour le sable qui reprend ses droits à chaque marée, au nom d'une nature mouvante, en pleine évolution.

Il suffit de fermer les yeux pour que s'effacent les preuves de notre présence sur cette terre empruntée. S'il est vrai que les traces de notre passage sont toujours effacées par le temps, il en faudra beaucoup pour compléter le changement que nous avons amorcé. Mais j'y crois, et l'ardeur des convictions de nos jeunes m'aide à garder les yeux ouverts. Oui, on peut encore rêver avec les yeux ouverts sur la vie, en ville, en mer, en voyage...

L'auteur est biologiste, photographe et cinéaste. Il a été chef de trois missions à bord du voilier Sedna IV, dont la plus récente en Antarctique.

14 juillet 2007

Toute une équipe ! Merci à vous tous !

Vous savez, une intervention comme celle subit il y a deux semaines déjà mobilise un paquet de monde autour de soi. À commencer par ma partenaires de vie qui fût à tout instant, la présence qu’il me fallait, le soutien nécessaire, la tour de communication avec vous tous. Anne-Marie c’est une femme exceptionnelle. Ses mots et son amour me permirent de m’accrocher dans les moins bons moments et beaucoup plus. Je t’aime Anne-Marie. Je t’ai, tu m’as, et une chance qu’on ça!...

Ensuite vient notre famille et nos amis qui subissent et se font du mauvais sang. Mais votre présence se fait sentir et encore une fois merci de votre soutien et vos prières. Je suis dorénavant à vos côtés.

Maintenant, je tiens à remercier dans l’ordre et le désordre tout le personnel infirmier et de soutien de l’hôpital Laval de Québec qui m’ont accompagné et prodigué les soins de tous les instants. Chacun de vous a une place particulière gravée dans mes souvenirs. De plus, lorsque je pense à vous individuellement, un événement, une anecdote, un rire, un pleur, une douleur est gravée dans ma mémoire. Vous avez tous votre place dans mon cœur à un endroit particulier. Que se soit pour la best aiguille, celle qui a clanché la best aiguille, le première journée sans supervision comme infirmière et plein d’autres moments, je ne vous oublierai pas. Pour ceux dont je n’ai pas les noms, considérez-vous comme faisant aussi partie de l’équipe.

Soyez fier de ce que vous accomplissez ! Vous le méritez pleinement ! Je suis devenu un ambassadeur de votre travail. Je le comprend mieux et je puis vous assurer de tout mon soutien dans le futur. Merci à vous tous !
· Marie-Pier Potvin
· Yves Lavoie
· Véronique Imbeault
· Nathalie Morin
· Céline Duchange
· Annick Landry
· Marie-Josée Chrétien
· Csaba Laszlo
· Jenny Lambert
· Audrey Blackburn
· Vanessa
· Lynda Blais
· J Dancause
· Valérie Gagné
· Lise Lachance
· Annick Ricard
· Martin Bouchard
· André Séguin
· Lyne Théberge
· Sylvie Brisson

Enfin, Merci aux docteurs Jean Perron, Marie Arsenault, S Karoubi, Gilbert, Saint-Pierre, Dumond pour leurs apports et soins respectifs. On se revoit en septembre pour la rédaction du livre.

Toute une équipe pour moi. Merci !

Benoit Grenier (chirurgie 3 juillet 2007, Myectomie septale)

12 juillet 2007

Mission HCM 2007: Première étape réussie !




J’arrive au sommet fatigue, épuisé et fourbu. C’était toute une randonnée celle-là. Imaginez débuter une aventure que vous savez au départ difficile, risqué et même un peu téméraire. Il fallait toutefois la faire celle-là. Le risque de mort subite devenait trop présent. C’est comme un match ou vous savez d’avance que vous tomberez, vous blesserez et aurez mal, très mal. Pas trop jojo comme topo. Mais comme disait un ami, au moins tu gagneras et vaincras.

Oui, l’intervention s’est bien déroulée. L’obstruction est enlevée. La maladie demeure et devrait bien être contrôlée par médication et me permettre de mener une vie normale comme vous tous. À part une ligne électrique en moins dans mon cœur et une longue réhabilitation, tout devrait aller.

Cette aventure m’a aussi appris ce qu’est réellement le courage et la détermination.

La vie est fragile. Méritez-là à tout instant ! Croyez-moi on peut facilement tomber ! Donnez, aimez ! C’est tout ce qui est important. J’arrive au sommet avec ma partenaire de vie, mes enfants et vous tous, famille et amis. Votre appui et votre soutien me sont parvenus par différentes formes et furent appréciés. Merci.

Maintenant le futur se présente déjà à l’horizon. Un livre sur la maladie (cardiomypathie hypertrophique ou IHSS) avec le chirurgien et la cardiologue de l’Institut de Cardiologie de Québec ainsi que l’équipe du Docteur ED Wigle de Toronto dans mes temps libres.

Un retour au boulot progressif au rythme de mes capacités suivra. Ne vous inquiétez pas, j’écouterai mon corps (pour les frileux et les inquiets à mon égard).

À venir : Remerciements et anecdotes de l’équipe médicale de l’Institut de Cardiologie de Québec et de l’hôpital Laval.

Salut!