14 juin 2007

L'intégrité a-t-elle une valeur pour vous ?




Connaissez-vous beaucoup de personne autour de vous se plaindre de la difficulté à vivre dans leur milieu de travail ?

Tout commence à devenir disfonctionnel si l'on s'y penche le moindrement. Gérer ce qui n'a pas de sens, tolérer des comportements, des situations, des manières de faire innacceptables, voire des comportements insouciants et des incompétances si évidentes. Des abus de pouvoir et des pressions sur certains employés quotidiennement et ce, sans dire un mot.

On se dit une société tolérante mais dans les faits, on régente tout. Je sillone ces temps-ci les salles d'attente d'hôpitaux. Remarquez le nombre d'affiche qui interdisent ceci ou cela. On veut le respect. On le souhaite mais on se sert d'affiche pour le justifier et non pas les comportements humains et les relations entre les gens pour l'illustrer et le présenter.

On ne peut même plus présenter notre opposition à quelque chose ou à une idée sans se faire taxer de frustré et même de manquer de respect. Faut-il rester silencieux et prendre son Ativan pour être aimé ? Faut-il opter pour la bière, le vin ou le petit joint et surtout ne pas sortir de chez soi de crainte d'affronter la vie ?

Que pensez maintenant de vos démons intérieurs et les conflits qui s'y attachent ? On n'a pas à se demander pourquoi avons-nous les nerfs à vif ? On n'exprime plus. On ne se donne plus le droit. Et si on se le permet, on nous répondrait de pas déranger. Cela ne se fait plus. Devant la menace de l'infection et du C difficile, on asseptise tout, même la pensée.

Dans le fond on sait bien que l'on joue à cache cache avec soi-même. Avec du courage et des convictions, on prend des risques. Croire et et agir selon ses valeurs ne riment pas bien avec la rectitude politique et le concensus ambiant.

Les braves ne se bousculent pas à la porte. On attend que cela devienne évident. Pensons aux magouilles entourant Norbourg, le scandale des commandites, les scandales corporatifs américains et canadiens passés et à venir (Enron, etc.). Parce qu'il y en a. Prix du pétrole et de l'essence etc. Pensons aux politiques internationales de Bush, aux guerres sans fondement et ne favorisent que quelques individus. Pensons aussi aux scandales des diamants de sang au Sierra Leone et au Libera. Ici aussi, on a notre lot. Lieutenante gouverneure, et bien autre qui demeure caché tant et aussi longtemps qu'un brave n'y travaillera pas. Qui veut démasquer à part quelques journalistes mercenaires? Et encore là c'est pour faire la page frontisipice la plupart du temps. Dans mon village, je dénonce l'utilisation de plus de 45000 $ pour l'embellissement de l'hôtel de ville avec des plantes vertes et des fleurs. Et tout cela avec de l'argent du pacte rural. qu'on ne vienne pas me faire croire qu'avec ces plantes vertes on fera découvrir la ruralité et les avantages de la campagne. Faut-il faire nous aussi la plante verte pour ces magouilleux ? Peut-être mais pas moi. On perd de vue les objectifs car l'intégrité commence à manquer.

On me dira que ce sont des cas extrême. Peut-être, mais c'est un signe évident du continuum du silence qui régit nos vie. Si on parle, on se fait mettre de côté. On marginalise. On normalise. C'est drôle, cela me fait penser à un courant politique qui fût dans un passé pas si lointain porteur d'un mirage national. Oh qu'ils le défendent leur désastre. Et c'est pourquoi ils mettent la pression maintenant. Il faut justifier l'injustifiable.

Cela existe à tous les échelons de la société. On fait systématiquement de l'aveuglement volontaire . On se tait et cette inaction peureuse de tous justifie maintenant tout.

Geneviève St-Germain a écrit un jour: On dira que cela a toujours marché comme cela ? Mais ne serait-on pas en mesure d'attendre mieux, en ces temps où l'on porte l'authenticité et l'intégrité au panthéon de nos valeurs personnelles et collectives ?






À vous la parole maintenant !

Note: Je me suis grandement inspiré d'un article paru dans Chatelaine du mois de mars 2005 par Geneviève St-Germain. Merci à Chatelaine de nous offrir de si bonnes réflexions dans nos salles d'attente. Cela permet de forger l'esprit critique. Je me devais d'ajouter à ce qui avait été dit.

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